Récit de confinement : Marie Macon

La créatrice Marie Macon profite de son confinement avec mari et ado pour plancher sur ses nouveaux bijoux brodés Macon & Lesquoy.

Je travaille toute l’année dans mon appartement et ce depuis 20 ans. J’y ai installé mon bureau, dans une pièce séparée du reste de la maison par une grande verrière. C’est aussi devenue mon poste d’observation.

Sur mon mur, je superpose des images, j’empile des objets et des souvenirs de voyage qui m’inspirent. J’ai besoin de les avoir toujours visibles pour me sentir en phase avec mon travail. J’ai toujours aimé travaillé seule, à l’écart des autres, faute de pouvoir me concentrer quand il y a trop d’animation autour de moi.

Enfin, j’ai des horaires plutôt atypiques : je peux commencer ma journée à 4h du matin, prendre une longue pause en plein milieu de l’après-midi, puis me remettre à un long dessin après le diner.
Je voyage aussi beaucoup pour mon travail. Je communique donc énormément par skype avec mon équipe éclatée aux 4 coins du monde. Télé-travailler n’est donc pas franchement une nouveauté pour moi. On pourrait presque dire que, hors déplacement, je suis en confinement toute l’année !

Le paradoxe, c’est justement de ne plus être seule dans cette période de confinement généralisé...

Mon mari est installé sur la table à manger transformée pour l’occasion en bureau/table de ping-pong et ma fille de 14 ans s’est repliée dans sa chambre où elle profite de son joli bureau. Comme notre travail et nos hobbies (dessin et écriture) nous demandent beaucoup d’introspection, nous sommes capables de rester des heures concentrés sur nos taches, sans échanger le moindre mot. En sachant que notre appartement donne sur une immense cours dégagée, sans aucun bruit donc c’est fort appréciable.

En revanche, les applaudissements de 20h sont devenus un moment important pour sentir le pouls de la ville. Nous ouvrons grands les fenêtres pour écouter les autres et faire à notre tour un maximum de bruit. Nous avons ainsi rencontré de nouveaux voisins. D’ou notre rituel de se retrouver tous les soirs à la même heure, perchés à nos fenêtres.

Finalement, ce sont les week-end que j’appréhende le plus… Terminé les longues marches dans Paris à refaire le monde avec mon mari. Ou bien les séances de jardinage sans fin avec mon papa.

Aimerons-nous encore notre maison quand tout cela sera terminé ? Je me pose souvent cette question…

Marie Macon prépare un tuto pour fabriquer ses broches en carton. On vous tient au jus dés que le projet est finalisé et en ligne 😉

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