Récit de confinement : Charlotte Wils

Coach-praticienne spécialisée dans l’hypersensibilité, Charlotte Wils continue pendant le confinement d’accompagner à distance ses patients tout en profitant de sa vie de famille

Nous sommes 3 à la maison : mon mari, mon fils et moi. Lorsque nous avons entendu pour la première fois que nous devions tous rester confinés, cela nous a rassurés car cela sous entendait que nous serions aussi mieux protégés.

L’annonce de devoir rester chez nous était comme un cadeau.

Comme nous passons beaucoup de temps à la maison le week-end, l’annonce du confinement nous a presque fait l’effet d’un week-end prolongé. Rester chez nous, vaquer à nos occupations, se retrouver autour d’un repas ou d’un bon film sont des moments que nous apprécions tous les trois beaucoup. L’organisation de nos taches individuelles ou communes se fait naturellement malgré l’espace étroit de notre appartement parisien.  

Durant cette période particulière, nos journées restent très rythmées. Nous tachons de conserver quelques rituels quotidiens :  le matin, nous nous levons une heure plus tard puis après le petit déjeuner, nous effectuons une séance de gym qui nous met tous les trois en joie. Ensuite, mon fils et mon mari se mettent aux devoirs pendant que je m’attèle à mes taches professionnelles (planification et organisation des rendez-vous, envoie de mails, recherches, études, écriture). 

Pour les séances de coaching, j’ai du réorganiser tous mes rendez-vous. Les séances au cabinet se sont transformées en entretien à distance pour ceux qui souhaitaient conserver un temps d’échange, plus mes séances téléphonique habituelles. Pour m’isoler et être dans les meilleures conditions possible pour mes entretiens à distance, je continue d’aller tous les jours à pied à mon cabinet.

En sachant que, contrairement à ce que l’on pourrait penser, beaucoup d’hypersensibles vivent ce ralentissement d’activités, de stimuli, d’agitation et de bruit comme une forme d’apaisement. 

Moi même, je savoure le calme inédit des rues parisiennes. J’apprécie ce nouveau rythme lent, ce temps ralenti ou tout semble suspendu…

Sur le trajet du retour, je vois les gens ouvrir leurs fenêtres et applaudir joyeusement. Me joindre à eux tous les soirs à 20H me fait beaucoup de bien.

Pour moi, le confinement est une protection, mais aussi un respect pour les médecins, infirmières, aides-soignantes qui travaillent dans les hôpitaux.

Je pense à ceux et celles qui n’ont pas le choix.

Bien évidemment, outre les gestes barrières, j’ai un profond respect pour tous ceux qui continuent de travailler pour nous. Je pense aussi aux malades, aux personnes contaminées et je m’associe à la souffrance des familles. Je regarde les informations le temps nécessaire pour me tenir au courant de l’évolution sans me laisser polluer. 

J’ai beaucoup de gratitude de pouvoir rester confiner et de ne pas en souffrir.

Comme beaucoup, je profite aussi de ce confinement pour faire toutes les choses laissées en suspend. Je vis cette période comme une pause qui me permet de me ressourcer et de profiter d’avantage de ma famille.   

Charlotte Wils a publié en mars 2019 Itinéraire d’une ultrasensible Éditions Leduc Pratique.

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