Activités ludoscience pour famille confinées !

DIY spécial confinement pour petits et grands scientifiques

Le confinement complexifie de nombreuses activités. Je ne parle évidemment ni de tablette ni de jeux vidéo… Pour les activités sportives et certains ateliers, c’est une autre paire de manche ! En revanche, le confinement est propice à tester en famille une multitude de ludiques et savantes expériences. 

Science ludique en famille

Parmi les activités appréciées des enfants  (et des parents!) : la science.

Par celle synonyme de longues explications laborieuses, non, je parle de science ludique. Celle capable de captiver la curiosité des petits et des grands. Les ados eux-mêmes, s’ils daignent ne pas la snober, peuvent participer et kiffer tout autant.

Voici donc quelques expériences à réaliser en famille (déconseillés aux enfants seuls), avec du matériel simple qu’on a déjà chez soi. Chacune a déjà été testée en atelier et approuvée par tous les participants.

Matériel

 (si vous n’avez pas tout, ce n’est pas bien grave) :

. Fleur de maïs « Maïzena »

. Assiette creuse

. Verres transparents (en verre) de plusieurs tailles

. Fil ou ficelle, grosse de préférence

. Gobelets en plastique ou yaourts (vides, voyons !)

. Bouteille ou carafe d’eau

. Allume-gaz ou allumettes

. Gel hydroalcoolique

. Grande cuillère en métal

. Feutres de couleurs

. Filtres à café

. Scotch

. Epingle (ou clou)

. Ballon de baudruche

Prêts ? C’est parti !

Slime écolo

Les enfants adorent le « slime », cette matière gluante qu’on peut faire soi-même ou acheter toute faite. Mais beaucoup de recettes sont très chimiques, et pas franchement bonnes pour la santé. Voici le slime le plus simple et le plus écolo du monde, et qui a aussi des propriétés exceptionnelles.

Mélangez environ 110 ML d’eau tiède avec 100 G de fleur de maïs (généralement de la marque Maïzena). L’idéal est de pouvoir remplir au moins une assiette creuse. Prenez le temps de bien mélanger, encore et encore, jusqu’à obtenir une pâte. 

Vous voici avec ce qu’on appelle un « fluide non newtonien », c’est-à-dire qu’il est à la fois… liquide et solide !

Quelques expériences…

. Toquez sur la surface de la même façon qu’on toque à une porte. La phalange ne s’enfonce pas, elle « rebondit ».

. Plongez lentement le doigt : il s’enfonce, comme dans un liquide classique !

. Prenez une poignée à pleine main : le premier instant, vous avez l’impression de tenir quelque chose de solide. L’instant d’après, le morceau devient liquide et dégouline de partout !

. Tentez de « découper » avec un couteau : le tracé se referme sur lui-même.

Conseils bonus :

– Même si tout se nettoie assez facilement, bien retrousser les manches et faire de la place. Nappez la table, ou bien faites-le sur du carrelage ou dans le lavabo.

– Pour trouver les proportions idéales, n’hésitez pas à ajouter un peu plus d’eau ou de farine, selon votre préférence, jusqu’à obtenir les propriétés indiquées.

– Une fois l’expérience achevée et le mélange sec, remettez un peu d’eau pour le « réactiver ».

Ne vous étonnez pas si vos enfants ne cessent plus de malaxer encore et encore cette si drôle de pâte. Par contre, ne les laissez pas en emporter partout dans la maison, délimitez bien le terrain !

Etouffer une flamme

Allumer une bougie plate. Puis, « l’enfermer » dans un récipient en verre (donc… posé à l’envers !). Qui peut être… un verre, un bol, un vase ou autre. On observe la flamme qui peu à peu diminue, puis s’éteint. Pour varier l’expérience, on peut tester différents récipients, de plusieurs tailles.

Que se passe-t-il ? Le feu se « nourrit » d’air. Sans air, il s’éteint tout seul ! (On dit souvent qu’il « meurt »… mais peut-on dire que le feu est vivant ?).

Il consomme donc l’air qu’il y a dans la majeure partie du récipient, puis s’éteint.

Info bonus : contrairement à ce que l’on croit, le feu ne consomme pas TOUT l’air du récipient : la bougie ne parvient plus à « attraper » l’air situé tout en haut du récipient et s’éteint avant d’être parvenu à tout prendre !

Variantes :

– Retirer le verre quand la bougie est presque éteinte : le feu est de nouveau alimenté en air, et la flamme redevient normale. Sauf si on s’y prend trop tard !

– Tenter avec deux ou trois bougies sous un récipient.

– Soulever un peu le récipient… la flamme va-t-elle parvenir à « capter » l’arrivée d’air ? Pas sûr… parfois oui, parfois non.

Nota Bene : ne mettre aucune autre matière que le verre !

L’aspirateur d’eau

Allons un peu plus loin que l’expérience précédente :

Versez un fond d’eau dans une assiette creuse (pour un meilleur effet, de l’eau colorée avec quelque gouttes de n’importe quel sirop ). Pas plus de quelques millimètres de fond.

Posez une bougie plate au milieu de l’assiette, allumez-la. Puis, posez par-dessus un verre à l’envers.

La flamme produit un appel d’air qui aspire l’eau dans le verre. L’eau autour du verre disparaît peu à peu !

Le Feu liquide

Voici un ingrédient que tout le monde a en principe chez soi en ce moment : le gel hydroalcoolique. Cette manipulation est à faire uniquement par un adulte.

– Eteignez les lumières ! Plus on est dans le noir, plus c’est beau (par contre au grand jour, on ne voit presque rien).

– Mettez quelques gouttes de gel hydroalcoolique dans une grande cuillère en métal, au-dessus d’une assiette (qui ne doit être ni en carton, ni en plastique).

– Allumez le gel avec une allumette ou un allume-gaz. Un feu bleu s’anime ! Penchez la cuillère : le feu tombe dans l’assiette en filet, exactement comme un liquide.

– Laissez le reste du feu se consumer et s’éteindre seul dans l’assiette.

Conseils bonus :

Après l’avoir fait avec quelques gouttes, vous pouvez le refaire avec un peu plus de liquide dans la cuillère, pour un meilleur effet. Inutile de trop remplir : une petite moitié de grande cuillère suffit largement.

– Pendant l’expérience, personne ne doit se déplacer, faire des gestes brusques ou souffler (on respire, mais normalement 🙂 ). Et bien sûr, cela va de soi, ne pas le faire avec une substance inflammable à proximité, tel un

tapis ou autre. En cas de crainte, placez l’assiette dans un lavabo, une baignoire…

L’électricité statique

Gonfler un ballon de baudruche (pas trop !). Pour agir sur la matière, il faut le charger en électricité statique. Pour cela, il faut frotter le ballon contre la peau / les cheveux / un tapis / le mur / un tissu (canapé, manteau, t-shirt…). Qu’est-ce qui fonctionne le mieux ?

On ne peut jamais savoir avant d’avoir testé ! 

Une fois le ballon chargé en électricité, on peut tenter les expériences suivantes :

– Soulever des confettis. En déposer quelques-uns sur une table, puis approcher le ballon 5 à 10 cm au-dessus. Les confettis se dressent, certains s’envolent et se collent au ballon (pas de confettis ? Découpez de touts petits bouts de papier).

– Soulever des cheveux. Approcher le ballon de vos mèches, de préférence les plus longues et qui n’ont pas de gel ou de cire. Oui, cette partie fait le malheur des chauves…

– Faire bouger l’eau ! Faites couler le robinet (un fin filet d’eau) et approchez le ballon sans toucher l’eau. Le jet se tord en direction du ballon.

Conseil bonus : charger le ballon sur le bout (côté opposé au noeud) et approcher ensuite le même bout de la matière.

On constate que certaines peaux et certains cheveux sont très « électriques »… d’autres presque pas. On constate aussi que l’électricité n’est pas toujours dangereuse, car ici à son état statique et naturel. Le courant passant dans les prises est totalement différent, car bien plus fort et en mouvement, donc clairement dangereux si on ne prend pas de précautions.

Percer un ballon sans l’éclater 

Mettre deux bouts de scotch l’un sur l’autre sur un ballon gonflé. Percer lentement avec une épingle en passant par le scotch… le ballon n’éclate pas. Puis, retirer l’épingle et observer la suite : parfois le ballon se dégonfle peu à peu, parfois il finit par éclater mais bien après avoir été percé.

Gobelets téléphoniques

(Un pot de yaourt fonctionne également). Percer un gobelet plastique par le fond, y faire passer un fil et faire un nœud. Faire de même de l’autre côté du fil. Bien tendre… l’un met son oreille dans un gobelet, l’autre parle dans l’autre gobelet… puis l’inverse. Chacun entend l’autre, même en chuchotant. Eh oui, le son est une onde se déplaçant dans l’air et dans la matière. Mais pas n’importe comment : cela ne fonctionne que si le fil est bien droit.

Variante : réaliser un « téléphone » long de plusieurs mètres : le son passe-t-il encore aussi bien ?

Jouons avec les couleurs

Découper des rectangles dans un filtre à café pour cafetières. Tracer quelques traits au feutre. Tremper le bout du rectangle dans l’eau : peu à peu, l’eau remonte. Puis, elle sépare et divise les couleurs ! Par exemple, un trait de feutre rouge donnera en général des teintes de mauve et de bleu.

Nota Bene : pas de filtres à café ? Prenez une feuille de papier, qui soit la plus épaisse possible.

N’hésitez pas à faire part de vos retours. Tout ne vous a pas été dit : lorsqu’on réalise tout cela, on fait toujours de petites découvertes supplémentaires. C’est toute la saveur des expériences science…

Merci à Alexis, concepteur-animateur d’anniversaires ludoscience pour enfants. 

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